Quelques contributions écrites pour aller un peu plus loin...

Une vertèbre ne se déplace pas... au pire, elle se luxe, et en ce cas, le patient a plus besoin d'un neuro-chirurgien que d'un ostéopathe. En effet, une vertèbre est sensée pivoter dans les 3 plans de l'espace, suivant un mouvement de rotation, de flexion/extension ou de latéflexion. Si une contracture immobilise un muscle paravertébral, alors l'amplitude des mouvements de la vertèbre est diminuée, dans l'un ou l'autre des 3 plans. C'est ce que le langage courant a appelé une "vertèbre déplacée". En fait, elle n'est pas déplacée, elle est juste coincée...

Une technique structurelle permettra de libérer rapidement la contracture responsable. Mais si cette contracture s'est installée parce que la vertèbre subit des tensions venues d'ailleurs dans le corps, par exemple tirée dessous par l'attache d'un organe, alors lever la contracture sera insuffisant, et la vertèbre retrouvera sa mauvaise position très rapidement... Ainsi l'action des techniques structurelles seules peut être efficace sur le coup, mais reste fugace... et leur efficacité sera de plus en plus courte au fur et à mesure du temps... "remettre" une vertèbre est insuffisant.

Non la vertèbre n'est pas déplacée !!

 

Extrait de l'article "Accompagner son chien par l'ostéopathie" paru dans la Revue de 'Association Française du Cane Corso, 2e trimestre 2013, n°32

Que soigne l’ostéopathie pour chat ?

 

Article paru le 18 novembre 2015 sur le Blog des Chats Heureux

 

Partons aujourd’hui à la rencontre d’Hélène Leray, vétérinaire pratiquant exclusivement l’ostéopathie dans le 44. Elle nous parle de tous les avantages de l’ostéopathie pour les chats et nous partage, par l’occasion, sa passion des animaux.

 

Pourriez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Hélène Leray : Bonjour,  je suis vétérinaire, j’ai 40 ans. J’ai commencé par me spécialiser en chirurgie, avant de me ré-orienter plus tard en ostéopathie. Mais, en fait, contrairement à ce qu’on peut penser, ce n’est pas si étrange que cela ! Car en chirurgie, quand on pose une plaque sur un os, on réfléchit aux forces qui vont s’appliquer dessus… En ostéopathie, on s’intéresse à toutes les forces physiques du corps, que ce soient sur les os, les articulations ou sur les tissus ! Maintenant, j’ai ouvert un cabinet d’exercice exclusif en ostéopathie à Nort-sur-Erdre (44).

 

En quoi consiste l’ostéopathie pour chat ?

Hélène Leray : Là où la médecine classique s’intéresse à la chimie, l’ostéopathie s’intéresse à la physique du corps. Il s’agit donc de rétablir les lignes de forces physiologiques, afin que les différentes parties du corps retrouvent toutes leurs potentialités : que les muscles retrouvent leurs lignes de force physiologiques pour qu’ils « tirent » droit et donc ne fatiguent pas leurs tendons ou les articulations, que les organes retrouvent leurs pleines fonctions, en n’étant plus anormalement tirés sur leurs attaches, compressés par des adhérences, ou limités dans leurs mouvements… que la circulation sanguine apporte oxygène et nutriments correctement dans les endroits en souffrance hypoxique, que l’innervation retrouve également son équilibre physiologique ortho/parasympathique, etc.

 

Que soigne l’ostéopathie pour chats ?

 

La suite ici :

http://www.blog-chats-heureux.fr/nos-conseils/a-quoi-sert-l-osteopathie-pour-chat/

Les causes d'augmentation de tension de la moelle sont variées, et s'additionnent entre elles : tensions d'origine physique (coups, chocs), d'origine émotionnelle, tractions viscérales, etc.. Parmi elles, la caudectomie est une pratique qui provoque dès le plus jeune âge une augmentation drastique de la Force de Traction Médullaire, imposant ainsi au chiot un handicap certain pour sa bonne santé future.

Même admirablement pratiquée, elle consiste en une amputation sur la zone où s'insère le plus couramment l'extrémité de la moelle épinière. Les tensions cicatricielles sur les fibres nerveuses sectionnées, ont un impact direct sur l'ensemble de la moelle, comme tirant sur un élastique par son extrémité : elles engendrent rigidification globale, et mise en place de lignes de forces orientées anormalement vers l'arrière.

De plus, la conviction selon laquelle le chiot de 3 jours ne ressentirait pas la douleur par déficit de maturation de son système nerveux est un reliquat de la même croyance appliquée aux bébés en chirurgie pédiatrique jusque dans les années 60... Mais elle a été remise en question par la suite, et la douleur est maintenant reconnue et prise en charge tant chez les bébés à terme que les grands prématurés. De même, le chiot perçoit la douleur, et son système émotionnel est opérationnel. La section de la queue représente alors la première souffrance violente imposée au chiot aux premiers jours de sa vie, elle laisse des traces émotionnelles qui elles-aussi impactent directement la tension de la moelle.

Celle-ci explique alors la prédisposition à des pathologies dites raciales, qui serait plus directement liée à la pratique systématisée de la caudectomie dans ces races qu'à une origine génétique vraie. Rentreraient dans ce cadre les crises convulsives chez le cane corso, le syndrome de Wobbler chez le doberman, l'ectopie testiculaire, les troubles dermatologiques ou oculaires des boxers etc...

Ainsi, que ce soit à titre individuel, ou pour l'amélioration de la race, le renoncement à la caudectomie serait un choix d'avenir.

La caudectomie

 

Extrait de l'article "Accompagner son chien par l'ostéopathie" paru dans la Revue de 'Association Française du Cane Corso, 2e trimestre 2013, n°32

Pour un chien de grande race en bonne santé a priori, la première consultation peut intervenir à 4 mois. En effet, à cet âge, le praticien pourra travailler sur les tensions susceptibles de s'être installées suite aux premiers aléas de sa vie : croissance in utero et naissance, caudectomie, croissance auprès de la mère et relationnel avec celle-ci, sevrage, changement de propriétaire et de foyer, premières visites vétérinaires et soins médicamenteux.

D'autre part, le propriétaire a alors suffisamment de recul sur son chien pour cerner ses habitudes, ses grands traits de comportement, et l'ostéopathie peut aider si quelques faiblesses comportementales ont été décelées, avant qu'elles ne prennent des proportions trop importantes.

 

Lors d'une seconde séance à 10 mois, l'ostéopathe pourra vérifier que la croissance se déroule bien, et si besoin rééquilibrer les lignes de force des membres pour corriger des aplombs déviants, baisser la tension de la moelle, intervenir au niveau émotionnel etc...

 

Enfin une troisième séance en fin de croissance, vers 15-18 mois, peut donner au chien toutes les chances d'éliminer les tensions inhérentes à sa croissance toujours, et à sa vie de chiot pas toujours très sage. Il peut alors affronter sa vie d'adulte avec le plus d'aisance corporelle et de bien-être possible.

 

Ces recommandations sont évidemment à moduler suivant le tableau de tensions de chaque chien, et le praticien qui l'a sous les mains reste le plus à même de donner les recommandations les plus justes pour chaque animal.

 

Par la suite, une visite annuelle est souvent recommandée pour entretenir au mieux corps et mental.

Suivi de croissance d'un chien de grande race : quand consulter ?

 

Extrait de l'article "Accompagner son chien par l'ostéopathie" paru dans la Revue de 'Association Française du Cane Corso, 2e trimestre 2013, n°32

Un veau ataxique traité par ostéopathie

 

Article paru dans La Dépêche Vétérinaire n°1194 du 22 décembre 20102 au 11 janvier 2013

OsteoVet44

Dr Hélène Leray, Docteur vétérinaire

Pratique exclusive de l'osteopathie vétérinaire.

 

Pour prendre rdv : 02 51 12 69 59

 

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